ProtonMail a-t-il été pénalisé sans raison par Google ?

Les concepteurs de ProtonMail, un outil de messagerie sécurisée, accusent Google d’avoir artificiellement déclassé leur site de ses résultats de recherche pendant presque un an. Une autre version semble pencher vers un bug du moteur. Mais il s’agit avant tout d’une bonne leçon à retenir concernant l’état de dépendance potentiel d’un site web par rapport à Google…

ProtonMail est un outil de messagerie, d’origine suisse, permettant d’échanger des messages de façon sécurisée sur le Web. Or il s’avère que ce service a été, pendant presque un an (d’octobre 2015 à août 2016), très peu visible pour Google, entraînant une baisse de 25% de son activité. Pour Andy Yen, l’un des cofondateurs de ProtonMail, qui s’en explique sur le blog de sa société, Ce manque de visibilité serait dû à une action volontaire de Google, qui aurait déclassé le site sur des requêtes comme « secure email » ou « encrypted email ». Alors que, pendant ce temps, Bing ou Yahoo! continuaient à classer le site de ProtonMail sans problèmes ni interruption pendant la période incriminée.

Les gérants de la société s’en sont ouvert sur Twitter et Matt Cutts (voir illustration ci-dessous) a fait passer un message en « interne » (même si l’ancien « Mister SEO » n’est plus un googler) et la situation est revenue quasiment à la normale. Mais les concepteurs de la messagerie sécurisée n’ont jamais su les raisons de cette perte de visibilité. Et il est quasiment impossible de le savoir tant les causes peuvent être nombreuses : problèmes techniques lors d’une migration (le site avait changé d’adresse, d’un .ch vers un .com) durant cette période, bug chez Google (cela arrive et j’ai été le témoin d’un phénomène exactement identique il y a peu sur le site d’un client), changement d’algorithme, ou – pourquoi pas ? – volonté de nuire à un concurrent de Gmail, allez savoir… Seul les ingénieurs de Google savent ce qu’il s’est passé et, en règle générale, ils ne communiquent jamais à ce niveau… La bonne nouvelle reste quand même que le problème a été résolu… Et cela nous montre avant tout à quel point il ne faut pas être dépendant de Google au niveau de son trafic !

Le tweet de Matt Cutts en réponse aux interrogations de ProtonMail… 

Source original:  Abondance.com